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LA DÉMARCHE D’INVESTIGATION À TRAVERS LA RENCONTRE D’UNE AUTEURE DE LITTÉRATURE JEUNESSE

Ecole maternelle Saint-Usage (21)

Et si on plantait un bonbon ?

L’idée a germé dans la tête des enfants en découvrant l’album d’Anaïs Vaugelade : « L’histoire du bonbon ». Les élèves échafaudent des hypothèses, s’interrogent, font des choix, coopèrent, observent, dessinent, mesurent et surtout ils partagent une aventure scientifique. Comme le héros de l’histoire, ils expérimentent mais les résultats sont différents, ce qu’ils parviennent à expliquer avec leurs mots en argumentant car ils ont construit et suivi des protocoles. C’est ainsi qu’ils prennent conscience qu’il vaut mieux :

  • faire pousser les graines que les bonbons…
  • manger des bonbons que les planter…
  • et se laver les dents après avoir mangé des bonbons…

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La « Fabrique des couleurs »

Le projet s’est poursuivi par la fabrique de couleurs à partir de bonbons. L’idée étant de permettre aux enfants d’opérer des choix tant sur l’élaboration de techniques que l’obtention d’une couleur  par la coopération et l’échange.

Ces activités n’ont pas forcément conduit les élèves à obtenir ce qu’ils avaient imaginé. Mais telle est la démarche, revenir sur nos hypothèses et accepter que nos choix puissent être discutés pour recommencer une nouvelle expérience avec la même motivation. 

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Et inviter les familles

Expliquer et faire avec ses parents des observations, des expériences, c’est l’occasion de réinvestir et de valoriser le travail conduit à travers les nombreux écrits produits.

Le projet mené entre mars et juin est finalisé par la réalisation d’un jardin avec la plantation des diverses graines étudiées.

Les pensées, ça pousse dans les jardins mais aussi dans nos têtes. Et partager nos avis et nos pensées, c’est important !

Agnès GOLAY

Classe de Tatiana KOSOROG, GS Saint-Usage
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une « rencontre autour d’un auteur » et dans le projet de la circonscription Auxonne-Val-de-Saône sur le thème de l’estime de soi.
Vous retrouverez l’exposition  » Des albums, un auteur, sa rencontre : je parle ! » dans le Hall des Grands Echezeaux, exposition commentée par Tatiana Kosorog le Lundi 4 juillet à 15h00

L’exposition « Graine d’estime » sera dans le hall d’accueil, en lien avec l’atelier de pratique « Fabriquer une couleur » animé par Agnès Golay, CPD Sciences et Céline Prost, CPC AVDS, le Dimanche de 10h à 11h30 et le Lundi, de 13h à 14h30, Salle Mercurey… à découvrir, à déguster sans modération….

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ORGANISATION DU CONGRES

Le compte à rebours a commencé !

Mercredi 15 juin, l’équipe de l’Ageem 21 s’est retrouvée à l’école Victor Hugo. Une soixantaine de personnes avait répondu à l’appel des trois permanentes Véronique Bouvier, Catherine Pascual et et Isabelle Garnier-Vernerey.

Tous ont répondu présent !
Tous ont répondu présent !

 

Au programme, ageem organ6répartition des rôles de chacun avant, pendant et après le congrès, distribution des tee-shirts roses Pompon et des magnifiques pochettes réalisées par des collègues aux doigts de fées, et répétition de la passation avec Albi, prochaine ville à accueillir le congrès Ageem.

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PARTENARIAT CAMPS/EDUCATION NATIONALE

Regards croisés sur nos pratiques
pour mieux accueillir l’enfant différent

Aider les enseignants pour mieux accompagner les enfants différents. C’est ce que propose le Centre d’Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) Paul Picardet PEP 21 depuis deux ans.

Se rencontrer, échanger et se soutenir…

Comment prendre du recul par rapport à sa pratique de classe ? Comment accueillir avec bienveillance les enfants différents ? Autant de questions que se pose l’enseignant de maternelle. Celui-ci est bien souvent traversé par des émotions contradictoires : d’une part, il a envie d’accompagner son élève, d’autre part, confronté aux réalités de la classe (gestion du groupe, difficultés à créer des alliances avec les familles, les collègues…), il peut ressentir un grand sentiment de solitude et d’impuissance.

A l’initiative de Mme Delorme, enseignante spécialisée, et grâce au soutien de Monsieur Claustre, Inspecteur ASH, et de M. Séguillon, Directeur du CAMSP, une expérimentation de groupes de parole Enseignants/CAMSP a donc vu le jour en 2014. L’idée est de proposer un espace décentré de l’Ecole pour échanger entre professionnels, avec l’accompagnement de psychologues cliniciennes, Mmes Sadler et Bush-Renner, et la médiation de l’enseignante spécialisée, Mme Delorme.

Le dispositif propose, dans le cadre du CAMSP, trois rencontres (de 1h30 à 2h), espacées de trois semaines environ, pour un groupe d’enseignants de 6 à 10 personnes maximum. Ces rencontres, dans leur principe, offrent aux participants une garantie de confidentialité, de non-jugement et de non-conflictualité. Dans ce lieu du soin, on peut déposer ses émotions, confronter ses représentations, s’enrichir des regards croisés. Il s’agit de sentir qu’au-delà des modélisations, l’enjeu est de se reconnecter à sa créativité professionnelle. La participation de la psychologue clinicienne apporte également à la fois ressources théoriques et lecture clinique des échanges.

En 2014-2015, l’expérience a concerné 25 enseignants. Reconduite en 2015-2016 avec l’accord de Madame Salles, Inspectrice ASH, celle-ci s’est vue renforcée par la proposition de Madame Bérard (CPC) d’une séance supplémentaire d’orientation plus didactique. Elle a concerné 26 enseignants. Certains d’entre eux, qui avaient participé à la première session, ont souhaité poursuivre les réflexions ouvertes lors de la seconde session. Cela a amené à une composition mixte des groupes (nouveaux-anciens). Les effets sur le contenu des séances ont été visibles : les élaborations ont rapidement évolué vers des éléments plus cliniques, voire sur des analyses de situations.

Cette expérience interroge différentes modalités : Comment faire évoluer la proposition vers un public plus large d’enseignants ? Comment construire de façon institutionnelle le partenariat CAMSP/Education nationale ? Comment trouver un compromis qui garantit la spécificité du dispositif, qui est d’offrir d’abord un espace d’échange et de subjectivité, un lieu où « on ne rend pas de comptes » ? Comment développer la collaboration avec l’ASH ?

Si vous aussi vous vous posez ces questions, rendez-vous sur le stand de notre exposition au congrès de l’AGEEM.
Exposition commentée, le Lundi 4 juillet à 16h30 suivie des agoras à 17h30, salle Corton, Palais des Congrès de Dijon

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Brice Kapel, l’artiste qui est l’ami des petits

Brice Kapel, "l'artiste des enfants", a terminé sa tournée régionale au Cèdre à Chenôve devant 600 enfants.
Brice Kapel, « l’artiste des enfants », a terminé sa tournée régionale au Cèdre à Chenôve devant 600 enfants.

Brice, en coulisses, attendant le "bip" de départ du spectacleBrice, en coulisses, attendant le « bip » de départ du spectacle

Il a parcouru le département au cours du premier semestre pour faire vivre son spectacle « Coloricocola » dans de nombreuses écoles maternelles.

Chorégraphe et metteur en scène, il accompagne depuis le mois de janvier des  classes maternelles de Dijon et de Quétigny qui se produiront à l’ouverture du congrès AGEEM de Dijon.


Brice, dans sa loge de la salle de spectacle du Cèdre à Chenove, a bien voulu répondre à quelques questions.

Patrice : Après cette grande tournée en Côte d’Or, quels sentiments as-tu sur le vécu de tes spectacles ?
Brice : L’accueil des enseignants bourguignons a été formidable. J’ai toujours été bien reçu. J’ai connu des grands moments de plaisirs et de partage. Pour moi c’est ça qui compte…Mon objectif : se rassembler, vivre ensemble et faire la fête.

Patrice : Aujourd’hui, c’est la dernière en Côte d’Or juste avant le grand rendez-vous du congrès AGEEM de Dijon. Quelles perspectives ?
Brice : Avant le grand moment du spectacle d’ouverture, une générale se déroulera la veille avec les parents qui m’ont vraiment aidé dans cette aventure. Après, on sautera le pas avec les 109 enfants, les enseignants et toute l’équipe de l’AGEEM.

Patrice : C’est la première fois que tu participes à la mise en scène d’un spectacle pour le congrès AGEEM ?
Brice : Tout à fait. J’ai essayé de tenir tous mes engagements pour ce show, sur le plan du calendrier, des horaires, du timing… J’espère que tout se passera bien. En tout cas, j’ai assisté à une répétition hier. Il y a des ajustements encore à faire mais les enfants étaient super. Ils ont vraiment fait le boulot !

Patrice : La rencontre de l’artiste avec ces 1200 congressistes, enseignants et enseignantes des écoles maternelles aura-elle un impact sur la suite de ton engagement professionnel ?
Brice : Pour moi c’est important car j’estime que quand je fais des ateliers avec des petits enfants, même de tout petits enfants, il faut leur donner le sens du spectacle. Je développe des techniques différentes. Les enfants sont des » éponges ». Ce n’est pas parce qu’ils sont petits qu’on doit leur infliger des choses abêtissantes ou gâtifiantes. Ils sont vraiment capables de comprendre. Je vise à ce que les techniques mises en place les conduisent à l’autonomie. Plus tard, si j’en ai la possibilité j’aimerais avoir des salles avec des miroirs ou des caméras. Bien souvent le petit ne comprend pas le sens des propos du chorégraphe. Par contre, s’il voit ce qu’il fait, c’est plus facile pour lui de décoder la chose, donc d’intégrer le mouvement.… Ça m’intéresse donc de rencontrer les enseignants pour créer d’autres projets…Les rencontres nourrissent mon travail. Il n’y a que ça qui compte.

Patrice : Un dernier mot, à chaud par rapport à ce que tu viens de vivre ici à Chenôve dans cette très belle salle de spectacle.
Brice : 600 enfants très présents et qui ont fait la fête. Certes, j’ai compris qu’ils n’avaient pas tous l’éducation du spectacle. On imagine, qu’ils sortent peu donc qu’ils ne maîtrisent pas les codes du spectacle, mais j’ai ressenti leur plaisir, leur envie d’être là surtout le désir de partager. Ça, ça fait vraiment chaud au cœur…J’ai vraiment passé un excellent moment avec tous ces enfants là !

Patrice Carrière

Brice Kapel accompagne les 4 classes du spectacle d’ouverture depuis le 12 novembre 2015, vous pourrez découvrir et rencontrer l’artiste sur le stand du Palais des Congrès le lundi 4 juillet 2016. 

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FIER D’ACCOMPAGNER SON ENFANT À L’ÉCOLE !

École maternelle Maurice Mazué à Longvic et école maternelle Les Huches François Mitterand à Quetigny (21)

Accueillir les enfants et leur famille

L’ouverture de deux dispositifs de scolarisation d’enfants de moins de trois ans à Longvic et Quétigny en septembre 2015 nous a permis de nous  interroger sur l’accueil de très jeunes enfants  et de leur famille, dans le cadre de ces classes particulières.

Ces dispositifs, avec un effectif maximum de 20 tout petits, peuvent accueillir les enfants à partir du jour de leur deux ans et offrent aux familles la possibilité d’adapter le temps de scolarisation aux besoins de l’enfant.

Comment accueillir les familles de langue maternelle étrangère ? Comment expliquer les enjeux de l’école aux familles éloignées de la culture scolaire ? Comment montrer les progrès des enfants aux familles ? Ces premiers pas dans l’institution scolaire étant souvent déterminants pour toute la scolarité.

Pour tenter de répondre à ces questions et pour  valoriser le rôle de tous les parents, nous avons, tout au long de cette année, expérimenté différentes modalités d’échanges entre familles et enseignantes.

Pôle Quetigny 02

Ainsi, nous avons  proposé des entretiens individuels famille / enseignante, des ateliers parents / enfants à partir des activités proposées en classe, des temps d’échange entre familles, des rendez-vous réguliers à la ludothèque et à la bibliothèque…

Pôle Quetigny 01

En permettant aux parents de mieux comprendre l’école maternelle, les rendant ainsi fiers des progrès de leur enfant, on permet aussi à chacun de développer une bonne estime de lui-même !

Lucile Thibault et Valérie Hertz

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ON A TOUS UN TALENT !

École maternelle de Clamerey (21)

Inviter les « intelligences multiples » en classe

Cette année, j’avais envie de me former et d’inviter les « intelligences multiples » dans ma classe. Ma classe maternelle rurale accueille 21 TPS, PS, MS et GS.

Un blog participatif que j’apprécie beaucoup s’était fixé la même idée, travailler selon les intelligences multiples en Petite section ! Une des idées proposées était, pour suivre les nouveaux programmes, la mise en place d’un cahier de réussite… le nom « Valise à talent » est apparu et je l’ai adopté.

Dans la valise sont regroupés les réussites ponctuelles (car on ne peut tout cataloguer), liées à tous les domaines d’apprentissages, des progrès autour du bonhomme par exemple, des brevets de réussite, des défis, des validations d’ateliers autonomes…Cette valise permet aussi à chaque élève de mieux se connaître : en mettant en avant ses réussites et points forts ainsi que ses points faibles parmi les 8 intelligences :
– verbale linguistique (être fort avec les mots)
– logico-mathématique (être fort avec les nombres)
– corporelle (être fort avec son corps)
– naturaliste (aimer les animaux et les plantes)
– visuelle spatiale (être fort avec ses yeux)
– musicale (être fort pour écouter, aimer la musique)
– interpersonnelle (être fort avec les autres)
– intra-personnelle (être fort avec soi).

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L’idée était d’utiliser le projet intergénérationnel débuté en mars avec les personnes âgées du village et une association Coté Rue, pour ouvrir l’école et recevoir des visites de personnes « talentueuses » voulant nous présenter leur talent, leur métier, leur passion…

Rencontrer des personnes qui symbolisent ces intelligences…

Chaque rencontre était le moyen de découvrir un talent : auteur/illustratrice, danseuse, conteuse, couturière, tricoteuse, sportif, réalisateur de film, pilote d’avion, chanteuse… et d’apprendre à identifier les intelligences dominantes chez chaque personne !

Très vite, les élèves les plus grands sont devenus très perspicaces pour déterminer les « talents ».

Ainsi, Pascal le chauffeur du bus du ramassage scolaire qui a été vice-champion de France de Judo et gymnaste est fort avec son corps !! Certes, et Céline la couturière aussi, mais surtout avec ses mains !

Les élèves sont invités à exprimer leur préférence parmi les talents découverts sur une série (il y a eu des semaines avec plusieurs talents présentés). C’est ainsi que Maëlle élève de grande section a dit  «  je vais réfléchir au talent que je préfère…. ça y est je sais, c’est Pascal, parce que je suis fière de lui, il est super fort et il fait de la gym comme moi »

Ce projet est bénéfique, les élèves sont heureux des rencontres faites, des talents proposés, ils sont totalement fascinés par ce qu’ils apprennent et découvrent.

Ensuite, le travail de verbalisation autour des talents découverts permet de montrer que le talent n’est pas « magique », qu’on peut déjà très jeune avoir des habilités, et qu’ensuite il faut les cultiver et en développer d’autres !!

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On a tous des talents !!

L’utilisation de sa propre valise à talent pour collecter tout ce travail les aide à avoir un regard bienveillant sur leurs intelligences dominantes comme sur les moins utilisées et avoir une bonne estime d’eux-mêmes !

Laurène JEANNIN

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IDENTITÉ, ÉMOTION, ESTIME DE SOI

École maternelle Gambetta – Chenôve

LA ROBE QUI NOUS RACONTE

« Une exploration artistique, une exploration de soi » : voilà ce qui définit le travail mené à la MJC de Chenôve (21). Un groupe de femmes originaires de tous les pays du monde ont créé des robes comme des carnets de route, prétextes pour s’exprimer et parler de leur identité. Les robes magnifiques fabriquées avec l’appui et l’expertise de la plasticienne Frédérique Toutain ont été exposées « au Cèdre », puis dans les locaux de la région Bourgogne-Franche Comté.

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Une des robes exposées « au Cèdre »

Les élèves de l’école maternelle Gambetta de Chenôve ont visité cette exposition et l’équipe pédagogique a décidé de poursuivre le travail en créant la robe qui raconte l’école. Les yeux, les bouches, les empreintes, les prénoms de tous les élèves de l’école vont prendre place sur des bandes de tissus entremêlées et sur une gigantesque jupe rouge à la dimension du projet : un travail sur l’identité de chacun, la rencontre culturelle et l’estime de soi.

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L’ECOLE DU DEHORS

École maternelle Lamartine – Dijon
École Jacqueline – Strasbourg

Et si on sortait…

Chez nos voisins germaniques la pédagogie du « Waldkingergarten » (qui se traduit littéralement par « école maternelle dans la forêt ») connaît depuis une dizaine d’année un succès grandissant. Ce sont des classes sans murs ni toits. Les enfants passent leurs journées dans la forêt, tout au long de l’année quel que soit le temps. La recherche montre que ce dispositif a des influences positives sur le comportement social, l’estime de soi et l’empathie mais aussi sur la capacité de concentration, la persévérance, la créativité ainsi que sur la santé et la motricité générale des enfants.

Comment pouvons-nous nous inspirer de cette pédagogie ici en France ? Lors du Congrès de l’AGEEM à Dijon, deux expériences inspirées par la pédagogie du « Waldkindergarten » seront présentées :

En 2014-2015, la classe de Hildegarde Heinzle (alors directrice de l’école maternelle Jean-Baptiste Lallemand à Dijon) passait le vendredi dehors et ce quel que soit la météo. Le vendredi était ainsi devenu une journée d’expérimentation, de découverte, de collecte, de jardinage, d’observation, d’effort physique, de collaboration et de liberté ! Lors de cette journée de classe « dehors » tous les domaines d’apprentissages étaient abordés. Ce projet a également créé un lien privilégié avec les parents. En effet, les parents étaient invités à accompagner la classe au moins un vendredi au cours de l’année. Cette expérience a eu beaucoup de succès auprès des enfants et de leurs parents. Elle était très riche en apprentissages, notamment dans le domaine du langage, et a permis de sensibiliser les enfants à l’écocitoyenneté.

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À l’école maternelle Jacqueline à Strasbourg, l’idée a été de faire entrer la nature dans les espaces récréatifs.  Claude Roubert, Frédérique de March, Joëlle Quintin (écoconseillère) ainsi que quelques collègues en collaboration avec la ville de Strasbourg les ont « ensauvagés » petit à petit. Au fil de l’année ses espaces ont été modelés par les actions des enfants et le temps. Ceux-ci perçoivent mieux, côtoient plus finement la nature et ses éléments pour mieux la comprendre et la respecter.

Ecole maternelle Jacqueline

Alors que les démarches de ces deux projets sont distinctes, les objectifs restent les mêmes : permettre à l’enfant d’apprendre de façon transversale par la nature, à son rythme en construisant son autonomie .L’enfant comprend rapidement qu’il est capable d’avoir ses propres projets et de les réaliser : des éléments indispensables à la mise en place de l’estime de soi.

Waldkindergarten Autriche

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89eme CONGRES AGEEM, invitation des éditeurs

A la découverte des lieux

Mercredi 25 mai, en présence d’Isabelle Racoffier, présidente nationale de l’AGEEM, les éditeurs et partenaires du congrès ont pu découvrir les lieux, à savoir le Palais des Congrès de Dijon.

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Christine Leguernic, directrice du Palais des Congrès, Isabelle Racoffier présidente nationale de l’AGEEM.

Quand installez les stands ? Combien de mètres carrés ? Quel éclairage ? Autant de questions techniques que les éditeurs et partenaires ont posé à Ia Commission Editeurs et à Christine Leguernic, directrice du Palais des Congrès qui a fait visiter  les lieux à la trentaine de personnes présentes à la réunion. Parmi elles, une vingtaine d’éditeurs ainsi que les partenaires privilégiés de l’Ageem : le réseau Canopé, le Crédit mutuel enseignant qui finance le catalogue du congrès, la Maif qui offre des sacs de sport aux congressistes et la librairie Autrement dit qui permet aux éditeurs locaux d’être visibles.

Un ours à croquer
Un ours à croquer

Comme toujours en Bourgogne, la visite s’est conclue autour d’un buffet : gougères et gâteaux aux couleurs de l’ours Pompon ont satisfait les gourmands.

Un avant-goût pour vous accueillir dans les meilleures conditions !

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« LA MAISON DES SAVOIRS »
ECOLE MATERNELLE DES PORTEFEUILLES,
FONTAINE-LES-DIJON 

Pierre après pierre,
l’enfant grandit

 

Construire ses apprentissages comme on construit une maison.
C’est que font les élèves de Brigitte Le Mouël à l’école des Portefeuilles.

Qu’est-ce que grandir, apprendre et surtout comment faire prendre conscience aux enfants du chemin qu’ils ont parcouru tout au long de l’année ? Autant de questions que se pose Brigitte Le Mouël, enseignante en moyenne et grande section à l’école des Portefeuilles (Fontaine les Dijon).

Elle a donc proposé aux douze grands de sa classe de construire la maison de leurs savoirs et de leurs apprentissages. Mais pas une petite maison qui aurait la taille d’un  cahier. Non une vraie et grande blm5maison dans laquelle ils peuvent entrer et qu’ils emmèneront chez eux une fois l’année terminée.

Cette maison va se construire pas à pas sur toute l’année. Elle est tout d’abord une œuvre d’art, leur œuvre d’art. A partir des artistes étudiés en classe, les enfants choisissent et s’approprient différentes techniques : carrés géométriques comme Mondrian, volutes art nouveau comme Klimt par exemple. Puis, sur l’extérieur, ils évoquent comment ils sont physiquement : avec leur silhouette, des photos d’eux à différents âges, des bandes de couleur qui matérialisent leur taille…

Mais cette maison est aussi et surtout celle de leurs savoirs. Pour cela, les élèves choisissent avec la maîtresse, des mots qu’ils aiment : « grandir, apprendre, jouer, ami ». Ces mots, ils vont les écrire d’abord en majuscule puis, au fur à mesure de l’année et chacun à son rythme, en écriture cursive. Ils sélectionnent également, grâce à une tablette, des photos des activités faites en classe. Ces pierres-photos remplissent les murs de la maison au côté des pierres-écritures. Quant à l’intérieur, en cours de réalisation, il symbolise le moi intime : ce que l’enfant aime ou n’aime pas, ses émotions ou ses secrets.

Pierre après pierre, l’enfant construit sa maison et se construit comme être en devenir.

 

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